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fr:
la–clique est née d’un groupe d’amis. Nous nous sommes rencontré·e·s pendant nos études et, peu après le diplôme, nous avons commencé à créer des occasions de nous retrouver, de penser ensemble, de partager et, très souvent, de produire. Ce qui nous relie encore: la confiance, l’attention aux autres et surtout le plaisir d’être ensemble.
Au début, ces occasions étaient simplement des repas: de longues tables, de longs moments. C’est l’une de nos meilleures façons de nous réunir, de prendre le temps de parler et de nous faire plaisir. Peu à peu, la table est devenue un prétexte pour faire des projets.
C’est ainsi que la–clique s’est construite: sans grande ambition ni modèle prédéfini, mais au fil des opportunités, et souvent en réaction à un besoin. Nous avons candidaté à des projets, nous en avons parfois gagné, et chaque fois il a fallu inventer une manière de les faire exister, en cherchant l’équilibre et l’équité, et en remettant sans cesse en question les règles et les conventions. Des projets à toutes les échelles, souvent publics, parfois temporaires, qui ont en commun de créer des lieux de rencontre.
Les premiers projets avaient de très petits budgets: nous sommes revenu·e·s à l’essentiel et nous avons fait par nous-mêmes. Nous partons de l’existant (matériaux de chantier ou de récupération, dont nous pensons le réemploi dès le départ), et l’équipe change selon les projets, s’ouvrant à des artisans, des étudiant·e·s, des associations locales, des entreprises, des artistes. Le processus compte autant que l’objet: une série de discussions où la confrontation de nos pratiques et de nos opinions renforce la réponse architecturale.
Une expérimentation sans fin comme processus.
engl:
la–clique was born out of a group of friends. We met during our studies and, shortly after graduating, we started creating occasions to get together, to think together, to share and, very often, to produce. What still binds us: trust, attention to one another and, above all, the pleasure of being together.
At first, these occasions were simply meals: long tables, long moments. It is one of our best ways of coming together, of taking the time to talk and of treating ourselves. Little by little, the table became a pretext for making projects.
This is how la–clique was built: without great ambition or a predefined model, but as opportunities arose, and often in reaction to a need. We applied to projects, sometimes won them, and each time we had to invent a way of making them exist, seeking balance and fairness, and constantly questioning rules and conventions. Projects at all scales, often public, sometimes temporary, which have in common that they create places of encounter.
The first projects had very small budgets: we went back to basics and did it ourselves. We start from what already exists (construction or reclaimed materials, whose reuse we plan from the outset), and the team changes from project to project, opening up to craftspeople, students, local associations, companies, artists. The process matters as much as the object: a series of discussions in which the confrontation of our practices and opinions strengthens the architectural response.
Endless experimentation as a process.